Matatoune V.

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Pourquoi ce titre « vagabonderautourdesoi »? Qu’on parte à l’autre bout du monde, au bout de notre rue, qu’on se concentre sur la lecture d’une phrase, à la vue d’un tableau, à l’écoute d’une musique, à la vue d’un film, d’une pièce de théâtre, etc. j’ apprends chaque jour un peu sur le monde et sur moi ! (…)

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18 août 2021

Vraiment à recommander !

Récompensé par le prix Albert Londres pour avoir chroniqué le procès de Klaus Barbie pour le journal Libération en 1988, Sorj Chalandon met en perspective les moments cruciaux de ce procès avec l’histoire du narrateur, journaliste, qui découvre le passé caché de son père au moment de la seconde guerre mondiale.
Parce que, un jour, son grand-père a murmuré à son encontre lorsqu’il était petit, « Enfant de salaud » après lui avoir raconté qu’il avait vu son père habillé d’un costume de l’armée allemande sur la place Belcourt à Lyon pendant la seconde guerre mondiale, le narrateur profite qu’il couvre en sa qualité de journaliste le procès Barbie pour enfin remonter la source de cet affront personnel, gravé à l’enfance et jamais effacé à l’âge adulte.
Le père veut assister à ce procès historique. A cette occasion, le narrateur trouve la force d’interroger les archives départementales pour retrouver son dossier judiciaire et tenter de découvrir la vérité. En convoquant son père à réinterroger son passé, le narrateur espère trouver explication pour l’homme qu’il est et a été, ce père mythomane qui provoque la tragédie.
Que faisait-il pendant que les quarante quatre enfants d’Izieu et sept de leurs accompagnateurs étaient arrêtés par la Gestapo sous le commandement de Klaus Barbie ? Qui a dénoncé cette colonie de vacances comme communauté d’enfants juifs ? Est-ce que ce père peut, tel un « Lacombe Lucien », avoir quelque chose à voir avec cette tragédie ?
La suite avec photos ici
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1962-2019

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Casterman

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7 août 2021

Précis et documenté

Après Carnets d’Orient (1830-1954) et Carnets d’Algérie (1954-1962), Jacques Ferrandez poursuit l’histoire de l’Algérie contemporaine en proposant son premier tome des Suites Algériennes de 1962 à 2019.

Le 1er novembre 2019, Paul-Yanis Alban revient à Alger sur la tombe de sa grand-mère inhumée en 1965 sur sa terre natale. Pour lui, le journaliste reporter d’images, c’est l’occasion de retrouver un pays qu’il a bien connu. Déjà, reporter en octobre 1988, il avait suivi le coup d’état de l’armée pour réprimer dans la violence la révolte de la population étranglée par la crise économique. Lors de ce reportage, il avait fait la connaissance de Nour, militante féministe qui s’opposait elle-aussi aux courants réactionnaires à l’œuvre dans son pays.

Au travers de l’histoire de plusieurs protagonistes, Jacques Ferrandez propose une vision documentée et accessible de cette période trouble où l’équilibre politique est vacillant.
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28 juillet 2021

A découvrir vraiment !

Philippa Motte propose avec Le jour où ma mère m’a tout raconté un premier roman très personnel sur sa grand-mère, comme une ode aux femmes empêchées.
Le roman débute au moment où Hector dépose sa femme Philippa, qui refuse ce prénom et se fait appeler Lili, au service psychiatrique du centre hospitalier proche de son domicile un 22 avril 1969. Élégante, belle, elle impressionne par sa prestance, y compris dans cet univers si particulier. Puis, Philippa Motte décrit l’attente de la venue du médecin, la culpabilité que celle qui ne se croit pas malade renvoie pour mieux encore se tenir, toujours et à jamais, droite face aux événements qui contraignent son conjoint à demander « ce rendez-vous ».
Lili et Hector Paoli ont trois enfants : Catherine adolescente, Pierre, tout juste quatorze ans et la petite dernière Sophie, douze ans. Une énième violence, mais cette fois envers un de leurs enfants, la plus jeune, avait nécessité cette démarche en urgence.
Comme le précise Philippa Motte, il n’est déjà plus question de traitements invalidants, comme la lobotomie ou les électrochocs. Cette médecine s’est ouverte aux médicaments et ils font des miracles, parait-il . Sûr de son trait d’humour, le médecin signale à Lili que une des patientes célèbres du lieu fut Camille Claudel. Est-ce aussi d’un délire paranoïaque de persécution dont souffre aussi Lili ? Ou est-ce cette maladie que les magazines aiment nommer pudiquement de troubles bipolaires ?
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Roman

Robert Laffont

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25 juillet 2021

Poignant

Premier roman paru à la rentrée littéraire 2020, David Fortems propose un écrit très singulier et personnel.

Pascal se retrouve seul, vide, des questions pleins la tête après avoir accompagné son unique fils, Louis, dans sa dernière demeure. Vient le temps des questions obsédantes souvent sans réponse. Alors, Pascal, ouvrier dans une bourgade des Ardennes, reprend ses souvenirs et essaye de les lire avec le prisme du suicide de Louis.

Enfant déjà, ce fils était différent. Plongé dans les livres, bon élève, Pascal se souvient que déjà il ne le comprenait pas. Louis s'absorbait dans une histoire, ne partageait rien avec ce père, souvent bourru et rude. Il s'était bien rendu compte avec les boutades douteuses des copains de l'usine que Louis était différent de lui et des autres, différent de ceux qu'ils connaissaient, de ceux qu'ils fréquentaient.

Alors, par amour pour ce fils, Pascal va remonter les rencontres, les amours, la drogue etc de l'être qu'il aimait le plus mais qui était un parfait inconnu. Il y aura Adrien, Inès, Vincent, et Josselin et d'autres qui l'éclaireront sur la personnalité de cet enfant auquel il a voulu tant donner.

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Les Presses de la Cité

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23 juillet 2021

Bof, bof, bof !

Bal tragique à Windsor est la première enquête d’une série de Cosy Mystery appelée Sa Majesté mène l’enquête avec la vénérable Reine Élisabeth en enquêtrice, écrit par S. J Bennett, dont c’est le premier roman pour adulte publié.

Un meurtre par asphyxie autoérotique, pour une jouissance particulière, au château de Windsor, après un « dine-and-sleep » organisé par la Reine elle-même avait de quoi encanailler mes journées caniculaires que la touffeur de l’après-midi me laissait affalée sur un transat à côté de mon soda glacé préféré !

En effet, à la suite d’une soirée où le jeune Brodski, pianiste et danseur hors pair de nationalité russe, est retrouvé au matin, nu, mort, avec comme le dit le Prince Philipp, « ses bijoux de famille à l’air », le mystère est entier !

Évidemment, à quelques jours de l’arrivée du président Obama en visite officielle, cela fait désordre, même si la version officielle parle de crise cardiaque !

Mais, ce qui inquiète toute la maisonnée du Palais, c’est de confronter la Reine à ce meurtre que les services secrets britanniques ne tardent pas à attribuer à l’équipe de Poutine, comme preuve de son irrespect total des valeurs tacites internationales.

Car Poutine est une brute amoureux absolu du pouvoir. Lui qui avait précipité ses chiens féroces sur une Angela Merkel dont la phobie de ces animaux était connue de tous ne respectait jamais rien ! Alors, pourquoi ne pas infiltrer des agents dormants au sein de la domesticité du palais pour faire passer un message du genre, « à Poutine et pour lui seul, rien d’impossible » !
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https://vagabondageautourdesoi.com/2021/07/22/bennett/